Rechercher

S’appuyer sur son intuition pour s'orienter en tant que manager


L’acronyme VUCA pour désigner notre environnement n’a jamais été autant d’actualité.

Un monde versatilité, incertain, complexe et ambiguë, dans lequel la disruption est la normalité.

Plus que jamais, il est facile de perdre ses repères et de développer une incapacité à l’action ou au contraire de s’épuiser en voulant sans cesse s’adapter au gré de changements erratiques de l’environnement.

Pour faciliter la prise de décisions, pour s’orienter dans ce magma de data et d’imprévisibilité, il est temps d’élargir la part d’intelligence intrinsèque qui nous est donnée : notre intuition.

Des études scientifiques montrent qu’en situation d’incertitude et de complexité, les réponses intuitives dépassent les réponses rationnelles. C’est mêmes dans ces conditions là que l’intuition fonctionne le mieux.

L’expertise et l’analyse restent des forces majeures mais attention à ce qu’elles ne limitent pas l’agilité et la créativité, nécessaires pour trouver rapidement de nouvelles solutions.


Pour le dirigeant ou l’entrepreneur, faire face à l’incertitude nécessite à la fois beaucoup de force intérieure et beaucoup d’humilité, celle d’accepter de ne pas savoir, de ne pas être certain.

La gestion de l’incertitude concerne également la relation aux autres. La question se pose en effet de savoir comment motiver voire convaincre des équipes, des clients ou des partenaires de la pertinence de décisions alors même que l’on ne peut être certain du résultat escompté, ni même de quoi sera fait demain.


La compétence clé à développer dans ce monde complexe est l’intuition.


Pour la développer, le dirigeant devra suspendre quelque peu les raisonnements analytiques, déductifs et linéaires afin de laisser la place à une approche inductive, créative, multi-facettes, globale et associative.

En développant une agilité fondée sur une stabilité intérieure, en créant pour les équipes une nouvelle forme de permanence dans le mouvement (philosophie sino asiatique), en développant son pouvoir de conviction et d’action tout en stimulant l’intelligence collective, il fera au mieux avec le réel.

Le terme de développement vertical est souvent employé pour désigner le développement personnel et professionnel du dirigeant lui-même, qui passe par différentes phases de transformation de soi et de sa relation au monde. Il se distingue du développement horizontal qui est celui de l’extension des compétences plus techniques.

Pour stimuler ce développement vertical, les formations classiques ne sont pas adaptées.

Lorsque les enjeux sont notamment de renforcer sa solidité intérieure, de favoriser l’ouverture créative, de développer une nouvelle sensibilité, et par là-même d’exprimer de nouvelles formes de sagesse opérationnelle, il faut oser plonger en soi.

Et apprendre à écouter et à stimuler son intuition.

0 vue