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Quand un virus vient perturber les plans

Mis à jour : mai 28


Dans le poste précédent, je soulevais ma difficulté dans ce confinement à donner classe à mon fils de 7 ans, un enfant pas très 'scolaire' ayant déjà un certain retard dans l'apprentissage selon le programme classique. Alors avec ce rythme insensé imposé par l'école, comment ne pas accroitre davantage l'écart de compétences avec ses amis ?


J'ai cru que j'allais, à grand renfort de structure, rigueur et discipline, faire rentrer la lecture, le calcul et l'écriture, et qu'au final, grâce à mon autorité naturelle (??) j'aurais accompli mon devoir de maman institutrice. Sauf que voilà, je ne suis pas institutrice.


Il m'a fallu 15 jours, pour réaliser que cette recette là ne pouvait donner de bons résultats chez nous.


D'une part, j'allais le dégouter de l'apprentissage, d'autre part notre relation allait en pâtir sérieusement et l'ambiance à la maison devenir délétère pour tous.


Le mot magique une fois de plus a été : lacher prise :)


Depuis 5 jours, je lui laisse faire ses journées comme il le souhaite, il décide de quand il veut travailler et quels sujets il veut travailler !


Bien sûr il regarde beaucoup la télé (2h30 + 1h de jeux sur mon téléphone), mais le reste du temps, on va prendre l'air, il joue seul et vient vers moi spontanément pour faire des exercices qui le tentent (et à ma surprise au total cela fait +/- 2h de travail quotidien).


Le résultat est qu'il est super enjoué, de bonne humeur et moi aussi, donc vive la vie style montessori !


Ca, c'est donc réglé, en tout cas, pour le moment !


L'autre aspect du lacher prise concerne mon job. J'ai bien sûr dû annuler mes stages et ateliers mais une autre question se pose : quid du digital?


Quand je vois toutes ces personnes passer leurs activités en online, faire des webinars, des life et autres, je reste perplexe.


D'une part, on m'invite à m'y mettre aussi et d'autre part, tout en moi freine des quatre fers.

Faire du comme avant mais en moins bien car qui peut dire que le virtuel est aussi bien que le réel ? Vous me direz, mais c'est mieux virtuel que rien ! Oui, c'est vrai, et je suis bien heureuse d'avoir tout ce choix de cours de yoga et autres ... et gratuits la plupart du temps.


Pourtant, que va produire tout ce déferlement de services gratuits ou peu chers, accessibles H24? Que va induire ce virtuel à outrance ? Peut être ai-je trop regardé Black Mirror !


Je suis déjà en overdose d'offres de formations online et de webinars (je n'en ai pourtant suivi aucun depuis le confinement) ...


Mais si je ne peux rien proposer en virtuel ou en vrai, à quoi je sers ?


Alors, je mets mon mental sur off, et je me laisse couler dans l'énergie que nous impose ce confinement : celui de s'écouter, s'écouter vraiment. Et se faire confiance :)


Et vous que vous dicte votre petite voix au niveau professionnel ?

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